Lorsque j’eus quarante ans environ, je me rendis compte que j’aurais aimé connaître la vie de mes parents et de mes grands-parents. Hélas, maman s’y opposait systématiquement. Je songeai que mes petits-enfants voudront peut-être connaître un jour ce que j’avais vécu pendant la guerre d’Algérie. Je décidai de mettre par écrit mes souvenirs.
Le premier ouvrage je l’intitulai « Piton 517 », le terme piton correspondant à une colline en langage militaire, et 517 était tout simplement l’altitude du site.
J’obtins un premier prix international de francophonie. Suite à un article dans un journal d’anciens combattants je retrouvai mon bataillon qui avait été reconstitué et était installé à Mourmelon, dans la Marne. Je proposai au colonel qui me reçut, d’organiser un repas pour les anciens d’Algérie, ce qu’il accepta de bonne grâce.
A table, je demandai aux participants s’il y avait des volontaires pour me raconter leurs souvenirs les plus marquants, afin d’écrire un livre commun. Il s’en est suivi un ouvrage bourré d’anecdotes, et je trouvai plusieurs fois mon épouse en pleurs, devant une lettre reçue décrivant des circonstances horribles, vécues par un jeune de vingt ans.
Ces livres sont introuvables dans le commerce : je suis un auteur autoédité, c’est-à-dire que je rédige deux à trois cents pages, je les tape à la machine (maintenant sur l’ordinateur), je l’imprime, je relis, cela quatre ou cinq fois, je fais la mise en pages, je réalise la couverture. Lorsque la maquette est prête je la porte à un imprimeur et j’en commande un nombre variant de 50 à 100, parfois plus. Ensuite, je les vends dans des salons du livre, ou chez moi. Lorsque j’ai récupéré ma mise d’origine, je peux tirer un nouvel ouvrage.
Si je n’ai aucun bénéfice financier, par contre, j’en retire une satisfaction sans borne : c’est ainsi que j’ai retrouvé des personnes que j’ai soignées il y a cinquante ans (pas si mal après tout, puisqu’elles sont encore en vie !!! et cela, pour un infirmier amateur.)
La technique de l’autoédition ne rapporte rien pécuniairement parlant, par contre, elle est l’occasion de rencontrer des gens formidables, de se faire parfois des amis, d’entendre des anecdotes, bref de bavarder de tout et de rien, de connaître des régions.
Presque tous mes livres ont obtenu au moins un prix littéraire.
Presque tous mes livres ont obtenu au moins un prix littéraire.
Tout cela pour dire qu’on ne trouve pas mes livres en librairie : il faut me contacter soit à mon adresse personnelle : 9 rue Echevin 59390 LYS LEZ LANNOY, soit sur mon mail gerard.van-der-linden@orange.fr
J’ai participé un peu partout en France, à des salons du livres et autres manifestations.
